Ils l’avaient dis, ils l’ont fait. Après une douloureuse séparation pour les afficionados des White Stripes, voici qu’ils se mettent à sortir un live inédit. On garde la charte graphique en bon groupe qui se respecte. Comme si de rien n’était, c’est comme si on attendait leur prochaine tournée avec impatience. Jack White et son label Third Man Record, où comment incarner un couteau se remuant dans une plaie avec un sourire satisfait. Les White Stripes vivent à travers lui lors de ces lives devant sa camionnette jaune, j’espère qu’il passera sur le parking de Lidl un jour histoire que je puisse enfin entendre des morceaux des White Stripes en live.
En attendant la prochaine tournée des Raconteurs (Oui ils refont une tournée) j’ai envie de dire « Your turntable’s not dead » et j’écoute ce live crust comme on l’aime, craquant sous les dents comme une poignée de sable fin et suintant le rock’n’roll. Ca swingue, ça dégouline, ça fait chialer. La galette de cire pressée maison ondule et résonne.
The White Stripes – Dead Leaves and the Dirty Ground / As Ugly As I Seem
Bien que l’enregistrement soit de très bonne qualité on dirait quand même un live pirate de Jimi Hendrix de 69. « C’est ça qu’est bon » comme dit cette merdique expression bien de chez nous.
On ne dit qu’il faut pas vivre dans le passé. Putain mais quel con celui qui a dit ça ! The White Stripes à la vie à la mort, je me ferais graver leur live dans le cerveau si c’était possible.
Ceux qui ont toujours dis que les white stripes c’était trop simpliste et qu’un gamin commençant la guitare pouvaient le jouer aussi bien (ou mal) ont tort. La différence entre le gamin de 16 ans que j’étais qui jouait « I Think I Smell A Rat » le marshall à 11, les cheveux aux vents et Jack White c’est que lui il cultive se son dégueu. Moi, je ne pouvais pas faire autrement, je débutais et je n’ai surtout pas son talent.
Pour reprendre les mots de Thierry Roland « Une fois qu’on a vu ça on peut mourir heureux », je me contente d’écouter, serais-je condamner à mourir malheureux ? Non je ne pense pas, je garde espoir, et pour l’instant je me contente d’avoir vu The Dead Weather où, les yeux humides cachés derrières mes lunettes noires, les genoux tremblants et la gorge nouée, j’ai pu apercevoir un bout de l’immense talent de Jack White.
Alors oui j’écouterai ce live un million de fois et en 1h20 je ferai l’aller-retour Lyon-Mississippi un million de fois et je frissonnerai un million de fois.
The White Stripes – I’m Slowly Turning Into You
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01. Stop Breaking Down
02. Let’s Build A Home
03. When I Hear My Name
04. Icky Thump
05. Dead Leaves And The Dirty Ground As Ugly As I Seem
06. The Same Boy You’ve Always Known
07. Wasting My Time
08. Phonograph Blues
09. Cannon John The Revelator
10. Death Letter
11. Astro
12. Apple Blossom
13. You Don’t Know What Love Is (You Just Do As You’re Told)
14. In The Cold, Cold Night
15. I Want To Be The Boy To Warm Your Mother’s Heart
16. Hotel Yorba
17. A Martyr For My Love For You
18. Ball and Biscuit
19. 300 M.P.H. Torrential Outpour Blues
20. Blue Orchid
21. I’m Slowly Turning Into You
22. Boll Weevil


















Superbe critique ou fiche, peu importe…
Et merci pour les éxtrait audio :)
Mais quand l’as tu reçus ? (par le vault)
Parce que moi bah je l’ai toujours pas reçu^^
Bon article, mais il manque la date de sortie, c’est prévu pour quand ?
Bah aufait c’est un vinyl qui est distribué via le « Vault » go sur
http://thirdmanrecords.com/news.html
Très très beau papier ! de belles tournures ! bravo !
J’en ai les frissons à écouter et ré-écouter ce live !
The White Stripes à la vie à la mort !
Merci de ne pas avoir éclipser ce dernier live mythique !
Yoz