
Nous avons là l’aboutissement de plusieurs années de travail, je me souviens encore quand Escape, Saloperie de minimale ou Superheroes venaient de sortir, à l’époque en 2006/2007 c’était la grosse folie de la french touch, la même époque où Data lâchait ses Morphosis et autres tubes à la Aerius Light. Aujourd’hui nous sommes en 2011, quatre ans après cette énorme vague d’électro/électro-trash/disco qui déferlait sur la planète, pendant ces années là The Toxic Avenger, Toxie pour les intimes, n’a pas cessé de lâcher des galettes plus ou moins bonnes, mais majoritairement convaincantes. Des remixes en masse avec Heartsrevolution, Make The Girl Dance, Hermanos Inglesos, Art Whiplash, The Frail, Playode, pour ne citer qu’eux, à côté de productions originales telles que Bad Girls Need Love Too, Die, Defeat!, Toxic Is Dead, …
ANGST:ONE fût la première piste sur ce premier long format avec l’annonce d’ANGST. Vous serez contents d’apprendre que cet album composé entre Paris, LA et le Maroc, mêlant une életro exigeante et mélodieuse, est un véritable album pop, avec un thème central, ANGST, décliné en quatre morceaux et plusieurs collaborations. Des collaborations avec la chanteuse norvégienne Annie, le groupe californien de hip-hop Lexicon, le groupe électro rock anglais South Central ou encore la chanteuse Simone Elle Est Bonne. Pour soutenir cet album hors norme, The Toxic Avenger s’associe sur scène avec un power duo guitare/batterie, nommé Bonjour Afrique formant ainsi sur scène un vrai groupe électro rock aux sonorités denses et dance.

Le phénomène Uffie/SebastiAn (nous allons appeler ça comme ça) rôde autour de Toxie qui a su se faire attendre sur plusieurs années, il est donc attendu au tournant avec ces quinze morceaux. Histoire de ne pas faire durer le suspens trop longtemps je peux vous rassurer en vous disant que cet album n’a rien qui porte à croire qu’il puisse être un échec. Après une écoute intégrale on se rend compte que le producteur a su se détacher de l’image trash/noise en produisant quelques morceaux étonnants venant de sa part. Je pense par exemple à Alien Summer, le morceau où Annie pose, ou encore C.O.L.D où Bonjour Afrique viennent lui prêter main forte.
Il faut croire que je ne suis pas le seul à être de cet avis avec les premières critiques que l’on peut lire à son sujet, il en est de même pour son live, cette citation des Inrock parle d’elle-même : « The Toxic Avenger. La baffe terminale du soir, l’échauffement graduel qui se termine en orgasme hurlant. »

Ça n’est pas parce qu’il a piqué son pseudonyme à un chef d’œuvre de la société Troma et qu’il a un passé hip-hop/hardcore que le gonze perd en crédibilité en réalisant un album électro, cet album est justement un pas de plus pour l’agrandissement de sa notoriété dans le milieu. Néanmoins le parcours n’est pas un sans faute pour ce que j’en pense, le titre N’importe Comment où Orelsan pose son flow n’est pas une merveille bien que le clip soit très bien réalisé et que le titre ait crée le buzz durant une époque. On ressent le morceau qui est là plus comme un plaisir de collaboration que pour coller à l’ambiance propre à l’album, c’est sûrement pour ça que le morceau est intégré comme bonus track.
Au niveau du reste des morceaux, les ANGST:ONE, TWO, THREE & FOUR sont sublimes, avec mention spéciale sur le dernier qui clôture l’album avec finesse et légèreté, un pur morceau qui restera l’un des meilleurs du producteur. Le reste des titres s’enchainent aisément et le tout reste très cohérent. Le featuring avec Simone Elle Est Bonne peut gonfler certaines personnes (comme moi) qui ne sont pas du tout fan de Yelle et autre chanteuses françaises de la même trempe, mais rien de bien grave.

Alors en conclusion, va t-il se faire aligner ? Si tel est le cas j’attends les arguments avec impatience, car même si le son reste en partie « dépassé » bien que le terme semble trop péjoratif, et bien l’album reste très efficace, et vaut le détour pour les fans comme pour les personnes qui le suivent de plus ou moins loin. N’ayez crainte, foncez et vous serez, je le pense, agréablement surpris. Vous pourrez trouver l’album en écoute intégrale sur Deezer.

The Toxic Avenger – NEVER STOP Feat Robert Bruce (South Central – UK)
Le bonus inutile : Pour les fans de nanars qui ont déjà réussi à tenir sur les quatre opus The Toxic Avenger, sachez que le cinquième est en pré production, de quoi être impatient pour se faire une soirée nanars digne de ce nom.
Disponible sur : iTunes.
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Après une première écoute et bien … aucune déception pour l’album que j’attendait le plus depuis la fin d’année (ou il devait sortir à l’origine ^^). Bref une belle claque, sa change, sa bourine moins certes, mais c’est plus mature, plus complet, en esperant que sa plaise au plus grand nombre et que le succès soit là ;)
Album très frais. Où en est le featuring avec Vitalic ? ;p
Au point mort il me semble, aux dernières nouvelles en tout cas. Mais plusieurs side project en cours dixit Toxie, donc peut-être que Vitalic en fait partis ^^ Wait & See ;)