
Label(s): Paul Kalkbrenner Musik
Genre(s): Electronique, Techno
Au moment où se déroulent les Nuits Sonores on pense encore à l’excellente prestation de Paul Kalkbrenner de l’édition précédente, c’est pendant cette même période que le producteur allemand sort son nouvel album Icke Wieder, album très attendu au passage. Paul K a une trentaine d’année, fait de la musique depuis un peu plus d’une décennie et est beau gosse. Pour ceux qui ne l’auraient pas vu je le précise d’office, il faut que vous le voyez en live, amoureux ou pas de techno, vous tomberez sûrement sous son charme absolu.
Rapide retour en arrière sur le producteur, c’est principalement la bande originale du film Berlin Calling où il joue son propre rôle qui a marqué un énorme tournant dans la carrière de Kalkbrenner. Avec des titres phares comme Aaron, Azure ou encore Gebrünn Gebrünn le succès était inévitable. L’attente d’une nouvelle perle musicale remonte à 2008, année de la sortie de Berlin Calling, nous avons eu le droit à un DVD documentaire live sur le bonhomme, très réussis au passage, mais pas de nouvelles productions. C’est quand Icke Wieder a été annoncé que ça a commencé à s’exciter.

Rough Trad héberge donc ce 10 titres, rassurez vous, 10 titres qui font un total de 60 minutes. On débute avec Boexig Leise qui fait office de très bonne intro pour laisser la place à l’un des meilleurs morceaux de l’album, je m’en suis presque déjà dégouté à force, Gutes Nitzwerk. Un titre éponyme qui va vous envoyer directement sur la lune avec des mélodies ravageuses et un rythme apaisant. Par la suite on tombe sur Jestruepp, un morceau qui fait énormément penser à ce que pourrait faire Gui Boratto, sûrement via cette mélodie des plus magnifiques, un titre tout simplement parfait. Schnakeln est là comme une sorte d’interlude calmos que l’on ne retiendra pas forcément pour sa force musicale.
Paul Kalkbrenner – Gutes Nitzwerk
Kleines Budu commence à balancer les trompettes et les violons, la follie arrive près de chez vous, faites bien attention ça va dépoter. Mais tandis que vous êtes entrain de monter avec Kleines Bubu c’est Des Stabes Reuse qui arrive avec un rythme hip-hop et une dimension tourmentée durant ces quatre minutes. Beaucoup plus minimaliste, Sagte Der Baer est un titre sympa mais qui s’efface face aux autres tueries sonores. C’est la seule petite phase molassonne de l’album avec le titre Kruppzeug qui prend la même direction, sympathique mais pas transcendante.
La fin est proche, Schmoekelung l’annonce brillamment et vous préchauffe à 220°c avant le final qui s’annonce ma foi, fabuleux. Der Breuzen, retenez bien ce nom, c’est le prochain morceau qui va bousiller vos sound systems, vous filer des courbatures et faire des dégâts. Un morceau tellement LOURD, que dire d’autre à son sujet ? Une trompette, une guitare, un beat techno bâtard, du talent et vous tomber sur ce morceau qui me rend simplement dingue. On se rend vite compte des morceaux qui se démarquent de l’album, 2e et 10e pistes sont les meilleures à mon gout et en sondant à gauche à droite je me suis vite rendu compte qu’il en était de même pour bon nombre de personnes.
Paul Kalkbrenner – Der Breuzen
En conclusion on peut dire que dans l’ensemble cet album est une vraie bombe dans le monde de la techno berline et qu’il ravira les personnes ayant eu la patience d’attendre ce cher Paul. Par contre comme je le disais ci-dessus, quelques baisses de régimes dans certains morceaux viennent ralentir le rythme sans pour autant gâcher la continuité et devenir une tare pour le reste.
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01. Boexig Leise
02. Gutes Nitzwerk
03. Jestruepp
04. Schnakeln
05. Kleines Bubu
06. Des Stabes Reuse
07. Sagte Der Baer
08. Kruppzeug
09. Schmoekelung
10. Der Breuzen

















un album qui reste dans la lignée de paul kalkbrenner : une tuerie !