J’ai découvert ce producteur il y a de cela déjà pas mal de temps lors de la sortie de son album Unknown Dubs qui m’avait tellement bluffé que je m’en suis évanoui 3 fois rien qu’à l’écoute de son remix d’Eclipse le morceau de Gravity. Comment peut-on être aussi malsaint ? C’est ce que je me suis encore demandé à l’écoute de ce nouvel album. Je vais tenter cette fois de le décrypter tant bien que mal.
Alors… Par où commencer ? Culprate c’est comme éviscérer un morceau de dubstep, lorsque l’espèce de spleen noir et gluant en est sorti, tu peux apercevoir cette mécanique et c’est pas beau à voir. Ces rouages qui s’accrochent et s’entrechoquent, la bête agonise, les engrenages rouillés grincent dans un dernier cri et ce le reste des quelques circuits électroniques laisse entendre quelques clicks et glitch. C’est ça Culprate c’est comme regarder derrière le rideau et voir l’envers du décor d’un spectacle macabre. C’est un meurtre sonore, c’est le dubstep qui rend fou, qui te donne envie de te taper la tête contre les murs tellement ça résonne dans ton oreille interne. C’est le truc qui ferait vomir les meufs de Two Girls One Cup… Je pense avoir assez fait dans le dégueulasse, ça c’est l’aspect que donne Culprate en surface.
Derrière cela se cache un travail monstre, une machine bien huilée et qui fonctionne sans accrocs. Culprate est un producteur hors pair qui connait les codes en s’en amuse. L’ambiance sombre des prémices du dubstep est bien réutilisée, le wobble n’est pas celui des 3/4 du dubstep actuel qualifié de FILTHY, ça c’est de la vrai saleté, un wobble qui perd toutes ses rondeurs et qui sature. Il se joue des bases, entre des drops inattendus, des passages aux airs reggae pour le côté Roots, des passages limite Dancefloor pour le côté Club, des passages néo-classiques pour le côté melomane.
Culprate enchaîne les morceaux et nous dévoile plus qu’un dubstep malsaint, ce sont de petites perles de musique électronique, qui méritent plus qu’une appellation DUBSTEP puisque ce terme perd quasiment tout son sens au milieu de cet océan de producteurs tous différents les uns des autres.
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01. Airline
02. Red Number 208.85
03. Nothing
04. Goat V Bear
05. Grime Frog
06. Tragic
07. One Man One Jah
08. Curious George
09. Crash
10. Flatline














Je suis complètement tombé dingue de ce type. Cet album est vraiment un bijou, je me retrouve 100 fois plus dans ce genre de musique que toute la frénésie Circus & co. (Même si ça ne m’empêche pas de sauter dans tous les sens en live sur un Doctor P ou Flux…)
KOAN Sound & Culprate, les prochaines années s’annoncent intéressantes :]
n’oublies pas leur disciple Asa, qui est tout simplement révoltant….
« la bête agonise »
c’est ça!