
Au départ dubitatif quant au fait que cette édition soit aussi prenante et épuisante que les précédentes quant au fait que le plateau général ait été divisé par deux, nous nous sommes rendu compte lundi matin que 2011 n’avait rien à envier aux autres. Et oui c’est plus d’un mois après le festival que nous lâchons le live report, c’est pour tenter de battre des records de retard, ne vous inquiétez pas !
Cette année nous modifions le concept, chacun de nous sélectionne une série d’artistes et mets ses impressions sans pour autant entrer dans le détail du week-end (car avec le camping vous vous doutez qu’il y a à raconter). Vous aurez donc les noms de groupes et noms de rédacteurs, pour aller droit au but et parler du principal, c’est à dire la musique.
Wu Lyf (Arnaud) : World Unite – Lucifer Youth Foundation ou plus simplement Wu Lyf et tout le mystère qu’il les entoure se sont rendus à la Loggia pour un concert intimiste. L’ambiance de l’album y est, la rage arrachée de la voix du chanteur s’accorde bien avec leur puissance scénique. Pas de grands mouvements, la discrétion est de rigueur mais la seule chose qui empêche le show d’être parfait c’est Tryo qui nous parasite la fin.
Wu Lyf
And So I Watch You From Afar (Arnaud) : Autant dire que le nom m’a attiré, et pour cette première prestation vue en entier aux Eurock’ le vendredi c’était une franche réussite. Un Post-Rock lancinant par moments, technique et vitaminé le reste du temps. L’énergie est là, le public est conquis et autant dire qu’il ne faut pas les regarder loin mais plutôt les suivre de très près.
Carte Blanche (Arnaud) : La revue de Dj Medhi et Riton bat son plein, la Loggia est pleine à craquer pour cette heure de House directement venue de Chicago (mais pas vraiment). L’esthétique du concept est là, tout en noir et blanc jusque dans les vêtements, et surtout jusqu’aux danseuses rajoutant un quelque chose qui fait passer Carte Blanche d’un DJ Set musclé à un Show rodé. La frénésie nous emporte et le show se termine en beauté sur Gare Du Nord, place à Paul Kalkbrenner.
Katerine et Carte Blanche à Katerine (Arnaud) : Le dimanche ensoleillé nous a ravis dans un premier temps d’une Green Room blindé pour un Katerine comme on le connait. Accompagné de ses musiciens barrés et de ses danseuses choristes enjouées, Katerine nous fait rire et chanter. La nuit tombe et on le retrouve sur la plage, en costume de Maître de cérémonie, les cheveux plaqués en arrière à la va-vite.
Cette mascarade n’est autre que sa carte blanche où il nous présente ses reprises de chansons françaises qu’on aimerait oublier. 2be3, Pierre Bachelet ou encore Hervé Villard se succèdent avec des interludes trop peu nombreuses des joyeuses filles du cabaret New Burlesque.
Arctic Monkeys (Arnaud) : La bande d’Alex Turner sont passés de jeunots à bad boys faisant craquer les filles en quelques albums. C’est un show maîtrisé et d’une puissance sonore incomparable avec les débuts que le groupe nous livre. Aucun album n’est oublié et, je dois le dire, je préfère nettement les morceaux aux accents plus Stoner (merci Josh Homme) des deux derniers albums parce qu’en plus, ils le font bien.
Queens Of The Stone Age (Arnaud) : Quand la bande à Josh se ramène sur scène, on sait qu’ils ne vont pas y aller par quatre chemins. Malgré 5 albums, ils décident de commencer par l’album dont ils ont fêté dignement les 10 ans l’année dernière : Rated R. Un concert aux morceaux bien choisis, une allure de best of qui m’a un peu chagriné m’attendant à quelques morceaux de leur premier album (c’était l’objet de leur tournée) mais rien n’y fait, le dandy rocker et ses musiciens nous envoient toute l’énergie qu’ils peuvent donner et c’est encore sur un magnifique A Song For The Dead qu’ils nous achèvent.
Queen of the Stone Age
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The Ting Tings (Bertrand) : C’est la troisième fois que je vois ce groupe dont la chanteuse Katie White réussit à réchauffer une foule en très peu de temps. Une prestation nickel, bonne ambiance sur la grande scène à un moment où l’usure ne se fait pas encore trop ressentir.
Beth Dito (Bertrand) : Je pense qu’inconsciemment c’était l’un des shows que j’attendais le plus sur le week-end. L’hystérique, la fabuleuse, charismatique Beth Dito qui se lance dans un live en solo et en prime, c’est la première en France, comment ne pas en avoir envie ? Certes le live fut court, environ 35 minutes, mais il faut bien se dire qu’à l’heure actuelle elle n’a pas beaucoup de titres solos. Elle a même tapé Cruel Intention de Simian Mobile Disco où elle prête sa voix.
Beth Dito
Petit instant agréable, une fille dans le public lui tendait une pancarte avec écrit quelque chose du genre « C’est l’anniversaire de xxx, peux tu lui chanter une chanson ?« , et la Dito se ramène sur scène, et chante la chanson anniversaire à cette chanceuse, ça n’est pas tout le monde qui aurait fait ça, il faut le dire.
Paul Kalkbrenner (Bertrand) : Il est 2h, après un set assez sympathique de Carte Blanche il est enfin l’heure de se poser devant la coqueluche. Son album Icke Wieder raisonnait déjà dans ma tête avant que toutes les lumières s’allument, hop c’est parti pour une techno progressive lancinante comme il nous y a habitué. Les gens sont là, malgré la température avoisinant les 5°c les gens tiennent en fin de cette première journée. Le système visuel est lui aussi fort sympathique et permet de nous plonger dans le monde Kalkbrennien à 100%. Évidemment au rappel nous avons le droit à Aaron histoire de nous achever pour rentrer au camping avec des étoiles dans les yeux.
Paul Kalkbrenner
House of Pain (Bertrand) : Le grand retour des créateurs de Jump Around, oui il faut l’avouer ça titille un peu de pouvoir voir ça en live. Et bien c’est assez sympa maiiis ça ne casse pas non plus la barraque. Vous allez nous frapper en sachant que nous n’avons même pas pu voir Jump Around qui était bien évidemment présente en rappel, de peur de ne pas pouvoir foncer dans le tas pour QOTSA. Un live qui n’est pas vraiment un live d’House of Pain mais plus Everlast en plus d’une démonstration de la technique peu impressionnante du groupe.
En gros c’est marrant à regarder mais ça ne casse pas la baraque comme un Cypress Hill ou Public Enemy (soon dans le report de Dour)
House of Pain
Boys Noize (Bertrand) : Le grand patron était présent sur la Green Room, 1h15 de set après House of Pain et du coup juste à la fin de QOTSA. Et bien voilà notre canette de Red Bull musicale est enfin là, Carte Blanche avaient beau envoyer la sauce la veille, il n’y a pas le boss de BNR a envoyé la sauce du début à la fin allant même jusqu’à faire oublier les douleurs aux jambes. Un set furieux et précis, il prouve une fois de plus que c’est une valeur sure.
Boys Noize
Birdy Nam Nam (Bertrand) : Aaah, la principale attente de la journée et je dirai même du festival, le nouveau live de BNN en exclusivité aux Eurockéennes, elle n’est pas belle la vie ? En gros pour donner un avis globale, on sent l’esprit Para One à fond les ballons (il était d’ailleurs sur scène), un esprit house à l’ancienne avec même des morceaux tapent dans le UK Garage puis la techno. En en parlant avec plusieurs personnes après coup, on sent qu’ils ont puisé leurs inspirations dans tous les genres à la mode mais HEUREUSEMENT ils ne sont pas allé jusqu’au dubstep.
Le premier morceau de leur prochain album Defiant Order est vraiment bien passé, une version nerveuse d’Abbesses s’est intégrée entre deux morceaux pour chauffer la foule et pour le reste un set techno bien plus sérieux que le précédent, différent mais vraiment pas moins bien. Maintenant j’ai qu’une envie, c’est de retourner les voir à Lyon.
Arcade Fire (Bertrand) : Le dimanche était majoritairement calme, et l’un des groupes à n’absolument pas manquer était Arcade Fire. Déjà vu trois fois mais je n’arrive pas à me lasser de la beauté et la perfection de leur prestation. Win Butler, Régine Chassagne et leur tribu créent un monde fabuleux qui nous hypnotise pendant une heure de show, je ne saurai pas quoi dire d’autre là dessus.
Crystal Castles (Bertrand) : Si on devait sortir une blague par festival, nous ne devrions pas chercher bien loin quand on sait que Crystal Castles est sur l’affiche. Après une sacré déception à Rock en Seine l’année dernière, j’attendais quand même quelque chose de mieux de ce live. Et bien le foutage de gueule a encore eu lieu, la voix d’Alice quasi inaudible, camouflée derrière des dizaines d’effets ce qui rend la chose totalement incompréhensible, Ethan quant à lui ne quitte pas ses claviers des yeux.
Ca fait réellement plaisir de pouvoir écouter des titres tel que Air war, Crimewave, Alice Practice, Courtship Date, … mais je le répète, n’allez pas voir Crystal Castles en live.
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Odd Future (Fabio): Quelques couacs lors du passage du crew du Tyler, mais le jeu en vaut la chandelle, après une attente d’un quart d’heure en compagnie de Hodgy Beats, le crew (incomplet) débarque avec un Tyler en chaise roulante, handicapé physiquement mais certainement pas vocalement, le talent reste !
Comme ci de rien était, Odd Future arrive à nous faire oublier la longue attente, avec une ambiance Scandaleuse, dotée de quelques Fuck the Police ou bien Kill People Burn Shit Fuck School scandé par un Tyler surexcité.
Au lieu de The Odd Future, le show ressemblait plus à Tyler and the Odd Future Dudes, le reste du groupe ne se contentait que de faire les « back vocals » comme Yonkers, Transylvania ou Radicals qui ont clôturé un show dantesque, celui-ci valait vraiment le détour.
Motorhead : « We are Motorhead and we play Rock and Roll » Voilà une phrase qui résume parfaitement l’heure et demi qu’on s’est pris dans la face ! Une heure et demi de folie furieuse pour certains, une heure et demi de bruit pour d’autres, mais une chose est sûre, c’était The place to be ! En écoutant Motorhead, on a cette impression de retour dans le temps, dans le bon sens du terme, car leur musique a su traverser les âges, elle est intemporelle. Certes, chacun a son avis sur ce type de musique, mais leur carrière ne peut que nous amener à les respecter, ils ont su apposer leurs empreintes dans le monde du Rock and Roll.
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Le bilan d’Arnaud :
Les restrictions budgétaires, l’absence de camping le jeudi et l’impensable mise en place de la Loggia n’ont pas gâché le spectacle. Bien qu’une crainte s’était installée en nous et grossissait au fur et à mesure que les Eurock’ arrivent, nous avons été vraiment agréablement surpris de notre séjour sur la presqu’île de Malsaucy. La plage a fait peau neuve et ce n’est pas plus mal, la Loggia se retrouve comme une scène de secours, mise à l’écart mais pas trop et à l’accessibilité douteuse. On a également perdu notre chapiteau, ce repère n’existe plus et ça en presque déroutant. Heureusement, l’ambiance des Eurockéennes est toujours là et le festival n’a rien perdu de son charme.
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Le bilan de Bertrand :
Pour citer Arnaud j’insisterai sur le fait que la disparition du warm-up du jeudi soir au camping fut un coup dur, oubliez vos quatre nuits aux Eurockéennes, cette année c’était trois et pas une de plus. Le nombre d’artistes divisé par deux fut assez troublant, mais au final c’est assez ironique de se dire qu’avec moitié moins d’artiste nous avons était occupé autant que les précédentes années, voir plus. L’organisation des diverses scènes était plutôt bien pensé en alternant Loggia / Green Room et Plage / Grande Scène. Notre petit chapiteau nous a manqué, il faut l’avouer, et l’installation de la Loggia a vraiment été mal pensée pour ce qu’il en est du trafic autour.
En gros vous venez de lire un bilan doublon, mais il était impossible de passer à côté de ça. Mais au delà de ces critiques se fut une très bonne édition qui nous a marqué via quelques lives intenses.
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Le bilan de Fabio :
De sérieuses restrictions budgétaires ont fait fondre le nombre d’artistes présents. Malgré cela, l’ambiance était au rendez-vous, le camping / before du jeudi toujours aussi convivial, on en profite pour faire une petite sieste, ou bien un apéro entre amis, le bonheur !
En conclusion, le programme n’était pas à la hauteur de nos éspérances, dans le sens où nous aurions aimé la présence d’artistes supplémentaires, un des plus gros événements de l’été que je renommerai « les Festilight des Eurockéennes » Toutefois, je reviendrai, le fait qu’il y ait moins d’artistes, n’était pas si handicapant, nous avons profité au maximum de chaque concert qui nous était offert, pas de déception. Les Eurockéennes ont su nous divertir et nous dénicher des groupes qu’on ne reverra pas de sitôt tel que Odd Future, Wu Lyf et bien d’autres… Vivement les Eurockéennes de l’année prochaine avec je l’espère une poignée d’artistes en plus.
© Crédit photos : Damien Alaux, Michael Achilli, Rafael Lobejon, Lilian Ginet, Julie Soto & Simon Pillard.































Pas un seul mot pour la super prestation de Metronomy?
Les ayant déjà vu plusieurs fois en live je n’ai même pas pensé à en parler et ai fait la parenthèse dessus c’est vrai. En tout cas je suis d’accord avec toi c’était très sympa :)
C’était la première fois pour ma part et j’ai trouvé que leur musique avait encore plus d’energie en live! En tout cas oui ils ont été bon :)!