NME : Tu es la depuis les débuts du dubstep avec Big Apple Records a Croydon. Comment ça fait de le regarder grandir ?
Skream : C’est impressionnant, vraiment, si on considère qu’il y a 7 ou 8 ans on était plantés dans un club où il y avait à peine 20 personnes qui écoutaient cette musique très sombre, et maintenant tu vois des pubs pour des compiles de dubstep sur Channel 4, c’est dingue. Je suis content dans un certain sens, pas tellement dans d’autres à cause des suiveurs qui sont venus se greffer au truc.
NME : Tu ressens de la pression en redéfinissant une fois de plus le genre avec ton nouvel album solo, « Outside thé box » ?
Skream : Je ressens vraiment moins de pression. Celui là est pour moi, si les gens ne l’aiment pas trop, je m’en fous un peu. La première fois, je venais juste d’avoir 20 ans alors j’étais plutôt nerveux et il y avait plus de pression sur mes épaules que maintenant. Là j’ai un peu expérimenté différents styles et genres et j’ai tout mélangé.
NME : C’est un álbum de dubstep pur ?
Skream : Avec cet album je montre aux gens ce que je fais depuis des plombes, j’ai toujours fait des tonnes de styles différents. Il y a du 2step garage, de l’ambiant. Il y a toujours des parties dubstep, et la plus grande partie de mes sets c’est du dubstep, et le reste c’est un peu de tout.
NME : T’as encore collaboré avec La Roux sur un des sons. Avec qui d’autre as-tu travaillé ?
Skream : Une fille appelée Freckles, une jeune artiste, puis un rappeur de LA appelé Murs, du crew Living Legends. J’ai travaillé avec quelqu’un appelé Sam Frank aussi, qui a en fait écrit le son de Freckles et qui apparait sur un son appelé Where You Should Be, qui est plutôt sexy, mais assez triste en même temps. Qui d’autre ? J’ai aussi travaillé avec D -Bridge et Instra:Mental, je suis un énorme fan d’eux.
NME : Après ton remix de In For The Kill, les offres ont du commencer à s’accumuler…
Skream : Les seules que j’ai fait après La Roux sont ceux que j’ai demandé, ou si c’était des gens que je respecte vraiment comme Chroméo. J’ai demandé au label de Bat For Lashes si je pouvais faire un remix mais ils ne l’ont jamais sorti. Le truc, c’est que je savais que les offres allaient fuser après le truc de La Roux, mais que tout le monde voudrait que je fasse le truc de La Roux. J’ai eu une offre pour un son de 3Oh!3 et Katy Perry (« Starstrukk »), mais c’est de la grosse merde, et sur la plupart des sons pop débiles qu’on m’envoyait, je me disais « non, c’est pas moi ». J’ai fait un remix pour The Dead Weather, un mix vraiment, vraiment underground et old school. Je l’ai aimé, mais je suis pas sur qu’ils aient pigé le truc.
NME : Magnetique Man, ton album avec tes potes dubsteppers Benga et Artwork est aussi supposé sortir cette année, c’est quoi le scoop pour celui la ?
Skream : Il promet vraiment. Le premier single est un son appelé I Breathe Air ft. Angela Hunte. Tu la connais peut-être, elle a co-écrit Empire State Of Mind. Il y a des gros artistes sur l’album. Je suis juste pas sur que d’avoir le droit d’en parler tout de suite.
NME : Comment tu décides ce qui est pour toi en solo et ce qui est pour Magnetic Man ?
Skream : Depuis que j’ai fini mon album, j’ai tout mis sous Magnetic Man. Si c’était quelque chose en quoi je croyais pas, il y aurait eu des trucs que j’aurais gardé pour moi. Mais on travaille tous comme une équipe.
NME : Est-ce que Benga et Artwork sont ok que tu fasses un album solo ?
Skream : Ouais Benga joue des tonnes de sons de l’album et Artwork aime vraiment le premier single Listenin’ To The Records On My Wall. Si ils ne l’aiment pas, alors Magnetic Man est mort.